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[1/2] EXTRAITS EXCLUSIFS DE "LE RETOUR DES CORPS INTERMÉDIAIRES"

Mis à jour : 30 juin 2020


François HOLLANDE

« Je suis inquiet. (…) Il n’y a pas de démocratie sans parti, sans syndicats, sans associations pour représenter les citoyens. L’idée d’une démocratie virtuelle au sens où chacun par les réseaux sociaux pourrait faire connaitre son point de vue et qu’il n’y aurait qu’à agréger des opinions chaque jour sur un sujet est une idée absurde et dangereuse.

C’est un système assez démoniaque où le prince communiquerait directement avec ses sujets et les interrogerait pour savoir ce qu’il faut faire à chaque moment de la journée. C’est une illusion de penser que chacun, seul, peut déterminer le bien commun (…). »

Jean-Pierre RAFFARIN

« La situation du monde au début 2020 est particulièrement préoccupante, les menaces se diffusent à vive allure. Les sages s’inquiètent et recherchent les voies de l’apaisement.

La démocratie de la convivialité en est une. La devise de cette République pourrait être Respect, Proximité et Paix. »

Christophe PROCHASSON, Président de l’E.H.E.S.S.

« On sait que la Révolution française marque une cassure dans l’histoire longue des corps intermédiaires puisqu’elle met fin à une représentation de la société d’Ancien Régime où des corps intermédiaires, essentiellement des corporations professionnelles, organisent le monde social et constituent des interlocuteurs pour l’État. On considère souvent qu’à partir de la Révolution, il n’y a plus que des individus face à l’État. Mais ce schéma, il faut le nuancer : d’une part, il y a des périodes non républicaines de l’histoire où on a conservé cette ligne, mais, d’autre part, on s’aperçoit inversement aussi qu’il y a des périodes républicaines où on a eu tendance à reconstituer les « corps intermédiaires ».

Il faut être attentif à la définition que l’on donne des « corps intermédiaires » : un « corps intermédiaire » se présente comme une structure institutionnelle, privée ou public, qui permet de connecter les citoyens à l’État et d’organiser la société civile. »

Ismaël EMELIEN, ancien Conseiller spécial du Président MACRON

« (…) tout ça dessine de manière implacable une crise très profonde, ancienne, qui va en s’aggravant, des corps intermédiaires. Est-ce que c’est un problème ? Oui. Est-ce que l’alternative c’est le lien direct entre le pouvoir et les gens ? Non. »

Bâtonnier Pierre-Olivier SUR

« (…) au bout du chemin de cette décadence, et sans corps intermédiaires amortisseurs, voici que se pointe le cortège d’un populisme effrayant... »


Olivier DASSAULT, député de l’Oise

« Qui ne s’engage jamais, ne connaîtra jamais l’échec si ce n’est moral. Pour moi, s’engager c’est faire, échec ou réussite peu m’importe, l’important c’est d’avancer. »

Yves MICHALON, éditeur

« La question de l’engagement pose la question du sens de l’existence.

S’engager, c’est donner du sens à notre action au regard des autres et aussi, dans le même état d’esprit, vouloir placer les principaux acteurs de la société civile à la pointe du débat public. »

Laurent BERGER, Secrétaire général de la CFDT

« Je ne suis pas dans une défense des corps intermédiaires par essence, je suis dans une défense de la démocratie. (…)

Mes inquiétudes sur la période actuelle, c’est ce côté rejet de tous ceux qui sont élus. C’est un peu ce qui a été fait au début de ce mandat par le président de la République en se plaçant dans un rapport direct avec le peuple, sans intermédiaire, sur fond d’une aspiration démocratique très forte d’expression. Il l’a revendiqué et un peu théorisé. (…)

Quand je dis corps intermédiaires, c’est au sens très large du terme : tous ceux qui, entre le pouvoir central et le citoyen, exercent une relation. Les deux principaux, les acteurs sociaux et les élus locaux, ont été les deux plus méprisés au début de ce quinquennat. »

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